Kevin Bacon's Canada

The very best in horse care

Kevinbacon’s Canada est fier de supporter une discipline grandissante, le gymkhana.
Janie Brissette avec Boogie Fast se sont distingués lors de plusieurs compétitions dont des épreuves de haut niveau.
Félicitations à Janie et Boogie Fast et bonne continuation.

2015:
Championnat provincial (Westferia) : 2e position 1D Barils femmes
Saison : Championne Barils femmes 2D AREWL
 
2016:
Ranch des Pins : 3e position 1D Slalom; 5e position 1D Barils femmes
St-Gabriel-de-Brandon : 3e position 1D Slalom; 6e position 1D Barils femmes; 3e position 1D Barils femmes
Domaine Far West : 2e position 1D Barils femmes (samedi et dimanche)
Ranch El-Ben : 3e position 1D Slalom; 4e position 1D Barils femmes; 4e position Grand-prix Barils
Confrontation AERWSOG/AREWL : 3e position 1D Slalom; 2e position 1D Barils femmes; Championne cumulatif centre femmes
Saison : 4e position Barils femmes 1D AREWL

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Ferrer, c’est bien; forger, c’est mieux..

Par Marie-Claude Ainey

 

Si le marché d’aujourd’hui propose un vaste choix de fers de qualité, aucun ne peut convenir parfaitement à chaque pied de cheval.
C’est pourquoi il est essentiel de savoir forger convenablement un fer, avant de pouvoir modifier adéquatement un fer déjà fabriqué.

La clinique de ferrage à chaud qui s’est tenue à Berthierville le 1er février, en collaboration avec la famille Éric Chrétien et Kevin Bacon’s Canada, avait pour but de promouvoir la maréchalerie et d’en favoriser les échanges internationaux, grâce à l’expertise de Iain Ritchie, Ben Mangan et Aaron Steeves.


fer chaud

Au-delà de l’amélioration des aptitudes du travail de forge, le ferrage à chaud comporte de réels avantages pour le pied du cheval. L’hôte de la clinique, Éric Chrétien, les explique ainsi : « D’abord, pour égaliser le plat du pied avec le fer, afin de maximiser le contact entre les deux surfaces. Aussi, parce qu’il permet d’y graver le pinçon, avec beaucoup plus de précision, offrant une surface plus lisse au sabot. Finalement, l’action du fer brûlant sous le pied produit une substance noire et cireuse, qui scelle naturellement la ligne blanche, assurant ainsi une meilleure étanchéité. »

La journée a débuté avec une démonstration de fabrication d’un outil et s’est poursuivie par le ferrage à chaud d’un Clydesdale des plus patients. Aussi dévoués que passionnés, les célèbres cliniciens ont même consacré quelques heures après l’événement, afin d’aider des étudiants à préparer leur examen final de maréchalerie. Néophytes et vieux habitués ont pu profiter d’une journée passionnante.

Les jeunes, les vieux et ceux dans le milieu.

Parmi les échanges joviaux entre deux coups de marteau sur l’enclume, il règne dans la forge une ambiance de curiosité et de fascination pour le travail de ces artisans internationaux.
Jean-Louis Gervais et Pierre Mailhot, maréchaux ferrants, expliquent : « C’est intéressant, car même si tu as acheté l’outil, tu pourras le réparer toi-même lorsqu’il brisera. De toute façon, il est essentiel de se tenir à jour, d’assister à ces cliniques.
Même avec beaucoup d’années d’expérience, il y a toujours de petites choses qu’on tend à oublier et ça fait du bien de se les faire rappeler. Il faut constamment se renouveler, car le métier évolue; certains outils se développent aussi avec le temps. »

fer ajuste

Sylvain Proulx, maréchal ferrant et ancien éleveur, se souvient d’un septuagénaire qui l’avait prévenu que l’apprentissage dure toute une vie : « Vingt ans plus tard, je me suis dit qu’il avait bien raison ! »
Maxime Fleurant termine bientôt son cours de maréchalerie à l’ITA de La Pocatière.
Ce passionné de forge admire le travail d’équipe des pros : « Le coût de cette clinique est minime pour la quantité et la qualité de temps que l’on obtient aujourd’hui ! »
En face de lui, Maxime Poirier, qui a choisi un parcours différent.
Engagé comme apprenti auprès d’un maréchal-ferrant d’expérience, il lui a fallu 5 ans avant de pouvoir pratiquer seul.
Depuis maintenant six ans, il travaille à son compte, à temps plein. « Le plus difficile à maîtriser reste le travail de forge, » admet-il.

La ligne blanche

L’instigateur de l’événement et représentant des produits Kevin Bacon Claude Lortie témoigne : « C’est un métier où chacun donne au suivant. Personne ne garde ses trucs pour lui-même, tout le monde s’entraide et les portes sont toujours ouvertes à ceux qui font les premiers pas. »

Propos de pros.

Issu d'une famille de maréchaux, de père en fils depuis 7 générations, Iain Ritchie, un Écossais installé en Colombie-Britannique, découvre avec un plaisir étonné la réalité maréchale québécoise, quasi inconnue dans l’Ouest canadien.

equipe trois marechaux

Selon lui, « Isolation is the worst disease a farrier can have. » (L’isolation est la pire maladie qu’un maréchal-ferrant puisse avoir.) Pour ce membre de l’équipe de maréchalerie canadienne et président de la Western Canadian Farriers Association, la passion profonde de la maréchalerie ne se traduit pas seulement par un métier, mais surtout, par un style de vie.
Pour Ben Mangan, membre de l’AFT (American Farriers Team), lauréat du plus haut pointage (Overall High Point Award) et champion de la World Championship Blacksmiths, c’est l’interaction avec les participants qu’il préfère. « En tant que cliniciens, les gens veulent notre opinion, mais ils ne s’attendent pas non plus à nous voir réinventer la roue. Le but n’est pas de venir débattre, mais plutôt, partager nos façons de faire et nos évaluations du bon travail. »

Empreinte pincon

Aaron Steeves, le seul maréchal ferrant des provinces maritimes membre de l’équipe canadienne de maréchalerie, explique le plaisir renouvelé du clinicien : « Parfois, juste la façon dont nous est posée une question, nous aide à découvrir une perspective différente à laquelle nous n’avions pas songé. » Il ne tente pas non plus d’imposer sa manière de travailler, il la partage simplement : « De toute façon, il y a sûrement 100 façons de fabriquer un toe bend, mais il n’y a qu’un toe bend adéquat. »

Selon ces trois sommités, quel est l’aspect le plus positif du métier ? Les gens qu’ils rencontrent. « On ne s’ennuie jamais, on rencontre de nouvelles personnes intéressantes, on s’améliore constamment grâce à eux. » Alors, quelle est la pire facette de la vie de maréchal-ferrant ? Ils répondent en chœur : « Les gens aussi ! Une journée devient rapidement une corvée lorsqu’on la passe avec des personnes qui vous entourent d’une attitude négative. »

Mis à part une personnalité sociale et conviviale, comment savoir si c’est un métier qui nous conviendra ? « If you’re not interested in going that extra mile, then this job isn’t for you, » (Si vous ne souhaitez pas toujours aller un peu plus loin, ce métier n’est pas pour vous) explique Iain Ritchie. Ben Mangan ajoute : « De plus, il faut être organisé, arrivé préparé et bien sûr, posséder une bonne coordination œil-main. »

Iain Ritchie  Ben margan

D’après leurs constatations, la maréchalerie reprend du poil de la bête. Il y a de moins en moins d’amateurs et de plus en plus de professionnels. « Les gens s’improvisent moins qu’autrefois, ce qui redore un peu la profession, » affirme Ben Mangan.

Mais si la société d’aujourd’hui est plus formée et éduquée, elle recherche aussi un peu trop la facilité.

Afin que la tradition de la forge ne s’égare pas au fil des ans, il faut continuer à mettre de l’avant ses mérites, encourager la relève et surtout, apprécier le savoir-faire et l’expertise de ceux qui y consacrent toute leur vie.

 

 

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